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SYBERT
25-06-2014

Les couches lavables

utiliser les couches lavables
LE SAVIEZ-VOUS ? Un enfant utilise 400 kg de couches par an

Pratiques, écologiques et modernes, les couches lavables représentent de véritables alternatives aux couches jetables. Nous sommes loin des changes de nos grands-mères car il existe désormais de nombreux modèles adaptés à chaque enfant (en bambou, chanvre ou coton bio, avec des attaches velcros ou des boutons pression...).

Pas encore convaincu ? Voici des arguments qui sauront vous faire changer d’avis :

1/ Faire des économies


   ACHAT LAVAGE  COUT TOTAL 
POUR 1 ENFANT
 COUT TOTAL
POUR 2 ENFANTS
COUCHES LAVABLES   800 €  250 €  1 050 €  1 300 €
COUCHES JETABLES  1 200 € 0 €   1 200 €  2 400 €

2/ L'intérêt sanitaire

Moins d'érythème fessier, moins de risque allergique, pas de produit chimique en contact avec la peau de l'enfant. Rappelez-vous qu'un enfant portera une couche 24h/24h durant plus de deux ans !

3/ Réduire ses déchets et maîtriser le coût lié à la gestion des déchets

A raison de cinq changes par jour, un enfant produira 1T de couches jetables de la naissance à la propreté (deux ans et demi).

4/ L'impact écologique

pour les couches jetables, on estime qu’il faut 3,5 fois plus d’énergie et 2 fois plus d’eau de leur fabrication à leur destruction que les couches lavables. L’impact écologique dépend également de l’utilisation au quotidien (température de lavage, mode de séchage...).

 

 Essayez gratuitement les couches lavables

Le SYBERT prête gratuitement un kit d’essai pour tester le système de couches lavables pour une durée de un mois. Ce kit est composé de 16 modèles différents afin trouver quel modèle sera le plus adéquat pour votre bébé. Ce dispositif permet d’essayer avant d’acheter.

> Interessez par les couches lavables? Venez à notre rencontre lors de permanences.

 

Professionnels de la puériculture et de la petite enfance : des questions sur les couches lavables ?

Rencontrons-nous ! Le SYBERT peut vous accompagner pour mettre en place les couches lavables au sein de votre structure, organiser des réunions d’informations ou installer des stands d’animation lors de bourses aux matériels de puériculture, aux vêtements...

> Découvrez l'expérimentation menée par la crèche municipale de Quingey

 

Pour toutes infos complémentaires, dirigez-vous vers :  http://sybert.fr/les_couches_lavables.html

 
Voeux 2014
08-01-2014
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ANNONCE
22-11-2013
 

 Suite à des soucis de santé, la gérante de la société Toudoo Natura qui fabrique des articles textiles écologiques dédiés à l'hygiène de la femme, du bébé et de la personne incontinente cherche un repreneur (achat du fond de commerce).

Toudoo Natura fabrique en sous-traitance en France (RP) et en Alsace (couturière indépendante) des couches lavables du bébé à l'adulte, des protections féminines, des disques à démaquiller et lingettes lavables, ainsi que divers accessoires, sous les marques Toudoo Natura, monBBtoudoo et Kiétude.

Pour toutes informations contactez Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ou par notre biais et nous ferons le relais...

Merci à vous!!

 

 

 

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Réponse au magazine Famili
22-04-2013

Le 18 avril 2013, alors que la Semaine Internationale de la Couche Lavable battait son plein, le magazine Famili publiait sur son site internet un article intitulé "5 raisons de ne pas céder aux couches lavables". Nous avons souhaité réagir aux propos de la journaliste Apolline Giraudet, car nous estimons que cet article est un tissu de contre-vérités. Nous admettons volontiers que les couches lavables puissent rebuter certains parents ; nous admettons tout aussi volontiers que ce mode de change puisse ne pas convenir à tous les bébés, à toutes les familles ; nous admettons enfin que les couches lavables, tout comme n'importe quel autre produit de consommation, puissent présenter des avantages et des inconvénients. Mais nous n'admettons pas qu'il soit raconté n'importe quoi sur le sujet.

Aussi donc, voici l'article (rédigé en noir) agrémenté de nos commentaires et réflexions sur le sujet (rédigés en rouge) :

 

1. Les couches lavables ne sont pas si écologiques !

L'argument principal des couches lavables, c'est leur côté écologique. Certes, cela fait moins de déchets. Effectivement. Les couches souillées d’un bébé, de sa naissance à la continence, vont produire une moyenne par enfant de 800 à 1000kg de déchets non valorisables et polluants. Sans parler des adultes incontinents, qui « produisent » en moyenne de 600 à 800kg de déchets par personne et par an…. Notez aussi que les excréments humains sont en général pris en charge via un circuit spécifique de traitement des eaux usées. Dans le cas des couches (pour bébés et adultes), les excréments sont ensevelis ou incinérés, entretenant ainsi la pollution de l’air ou des sols. Pourtant, l’OMS préconise de jeter les excréments aux toilettes… Mais ça, personne ne le fait… sauf les utilisateurs de couches lavables !

 

Mais il faut bien les laver ces couches. A la machine en général ! Effectivement. Le lavoir, c’est démodé. Les grandes marmites d’eau que l’on fait bouillir sur le feu aussi.

 

Et là, on consomme plus d'eau et des produits de lavage Plus d’eau que quoi ? Que ce que l’on utiliserait si on était en jetable ? Admettons. Mais, en accueillant chez vous un nouveau né, vous vous exposez fortement à « consommer plus d’eau et des produits de lavage » : parce que vous allez laver votre enfant tous les jours, ainsi que son linge, parce que vous allez utiliser un produit lavant spécifique, lui nettoyer les fesses avec des lingettes (ou tout autre produit que vous n’auriez pas acheté si vous n’aviez pas eu de bébé), etc. Bref, votre remarque est absurde. Car un nouvel un enfant dans un foyer est, qu’on le veuille ou non, source de nouvelles dépenses. Pour autant, demandez aux utilisateurs de couches lavables s’ils ont ressenti une augmentation de leurs factures et/ou de leur budget lessives. Concernant les produits lessiviels, on constate plutôt une économie : en effet, l’utilisation des couches lavables encourage à utiliser moins de lessive pour un lavage tout aussi efficace, et aucun autre produit. Il arrive même qu’une prise de conscience écologique se produise et entraîne une forte baisse de consommation de produits d’entretiens nocifs pour l’environnement. Posez la question aux utilisateurs de couches lavables.

 

pour rappel, on ne peut pas laver les couches lavables avec des noix de lavage ou autres produits de lavage écologiques Effectivement, les noix de lavages ne sont pas à utiliser avec les couches lavables. Mais qu’entendez-vous par « autres produits de lavages écologiques » ? Beaucoup d’utilisateurs de couches lavables fabriquent leur propre lessive à base de savon de Marseille ! D’autres utilisent des lessives avec un label écologique. Donc, si, les couches lavables et les produits de lavage écologiques sont parfaitement compatibles !

 

- dont les résidus finissent dans la nature. Vous posez-vous ce genre de question lorsque vous faites tourner votre lessive de linge ? Les résidus des lessives de couches lavables ne sont pas plus néfastes que ceux de votre linge…

 

En outre, parfois, pour que les couches lavables soient bien lavées, il faut un rinçage en machine avant le lavage. Pas nécessairement. Cela peut être utile dans certains cas. Mais cela ne revêt en aucun cas un caractère obligatoire.

 

Ajoutons le fait que certains parents font tremper les couches lavables dans de l'eau avant de les laver et qu'il fait changer l'eau du seau à couches plusieurs fois si on les conserve 2 ou 3 jours. Les parents qui optent pour cette « méthode » font en général tremper leurs couches dans l’eau du bain de bébé (plutôt que de la jeter directement). Donc pas de surconsommation. Toutefois, pour votre information personnelle, tous les spécialistes des couches lavables s’accordent à dire qu’il est fortement déconseillé de faire tremper les couches lavables. C’est un excellent bouillon de culture pour les bactéries.

 

 Au final, une sur-consommation d'eau et d'électricité pas vraiment écolo ! D'ailleurs, une étude menée au Royaume-Uni a montré que les couches lavables avaient aussi un impact environnemental (1). Avez-vous relu cette dernière phrase ? « Une étude a montré que les couches lavables avaient aussi un impact environnemental » : évidemment ! Même l’hygiène naturelle infantile (= la non-utilisation de couches) a un impact environnemental, puisque dès lors que l’on défèque, il faut faire quelque chose de ces fèces ! Tout être vivant a un impact environnemental. Tout est question de mesure… Si vous aviez lu l’étude que vous citez, vous auriez compris que la conclusion était pour le moins équivoque : l’étude conclut que les couches lavables auraient un impact environnemental équivalent à celui des couches jetables selon la manière dont elles sont utilisées (par exemple : lavages à 90°C, repassage, utilisation d’assouplissant). Mais que si les conditions d’utilisation sont « optimisées » (machines pleines, lavages à 60°, pas de repassage…), l’impact environnemental chutait énormément (alors que vous ne pouvez pas agir sur l’impact environnemental des couches jetables). Dans la réalité, on observe que les parents utilisateurs de couches lavables lavent leurs couches avec le reste du linge familial (donc machines pleines), à 40°C en général, ne les repassent JAMAIS, et n’utilisent pas d’assouplissant. La réalité de terrain est donc encore moins « impactante » que le scénario proposé… Une ACV récente a été faite par une marque de couches lavables française et donne des chiffres très intéressants. Votre travail de journaliste aurait pu vous conduire à contacter cette marque de couches pour en discuter…

Un dernier point : avant de jeter un regard accusateur sur les parents utilisateurs de couches lavables, posez-vous la question de la quantité d’eau nécessaire à la fabrication des couches jetables. Et d’électricité, et de bois, et de ressources naturelles en général. Interrogez-vous aussi sur l’impact écologique des précédés de fabrication des couches jetables (avec l’utilisation de colles adhésives et de polyacrylate de sodium, pour ne citer que ces deux composants).

 

2. L’utilisation des couches lavables est complexe et elle demande beaucoup de temps en entretien !

"Le vocabulaire très technique peut mettre en difficulté les parents" estime Anne Lorans, puéricultrice. Et oui, pas facile de s'y retrouver entre inserts, voile de bourrette, décrassage, seau de stockage, couche à poche... " Ce n’est pas très gentil de prendre les futurs parents pour des demeurés incapables de se familiariser avec ce « vocabulaire technique » !

La technique aussi est compliquée", ajoute la spécialiste. Spécialiste de puériculture sans doute. Mais en matière de couches lavables, permettez-moi d’en douter. Nous avions d’autres spécialistes de couches lavables à vous faire rencontrer !

"Il faut monter les couches lavables (sauf celles tout-en-un) : culotte, couche, insert, papier" explique-t-elle. On parle de couches lavables du 21ème siècle : la « technique » est précisément dans la conception-même de la couche, qui ne nécessite que très peu de manipulation, et en aucun des « montages » compliqués !

Les parents sont plutôt désorientés face à la grande diversité de modèles et de marques qui peuvent exister sur le marché. Mais c’est réellement à la portée de tout le monde de comprendre qu’une couche fonctionne avec une partie absorbante, une partie imperméable, et éventuellement un feuillet hygiénique pour recueillir les selles. Le vocabulaire n’est pas plus technique que celui de grenouillère, body, transat ou poussette. Quand on commence à s’y intéresser, on comprend en général assez vite.

De quoi décourager certains parents...

Et puis, les couches lavables, c'est plus d'entretien et plus de place à leur consacrer. Plus d’entretien que de sortir une poubelle, peut-être, mais plus de place que les jumbo-packs que les parents achètent par 2 ou 3 dans l’espoir de  réaliser quelques euros d’économies, permettez-moi d’en douter.

Imaginez : vous avez 7 ou 8 couches lavables sales. On imagine.

Vous les stockez car vous attendez qu'il y en ait une quantité suffisante pour faire une lessive. Première erreur : on ne va pas attendre d’en avoir une quantité suffisante pour faire une machine, sinon quand notre enfant n’en portera plus que 2 ou 3 par jour, on risque d’attendre longtemps. Alors, on les lave avec le reste du linge, parce qu’avec un bébé à la maison, on a des lessives de bodys, pyjamas, bavoirs et serviettes de bain quasi-quotidiennes.

 

Outre l'odeur, pas très agréable avouons-le (mais certes pas pire que celles des couches jetables En effet : en lavable, on a au moins l’avantage de ne pas garder dans notre poubelle les cacas odorants de nos chers rejetons),

 

cela prend de la place. Oui. La place d’une poubelle. Pas de quoi en faire un plat, donc.

 

Une fois lavées, elles sont longues à faire sécher. Ah bon ? Cela dépend des modèles ! Vous en avez qui sèchent en 2h !

 

A nouveau, cela prend de la place ! Déjà qu'avec un bébé à la maison, la quantité de linge à étendre est conséquente ! Ah ben oui. Maintenant, si vous pensiez qu’avoir un bébé c’était de tout repos, il fallait faire autre chose !

 

Mais en plus de devoir laver et faire sécher vos couches lavables, vous devrez penser à les "décrasser" tous les 2 ou 3 mois. Opération qui consiste à faire tremper vos couches et à les laver avec des cristaux de soude. Aïe aïe aïe. A ce régime, vous ne garderez pas vos couches lavables très longtemps. Pourquoi diable vouloir les faire tremper encore ??? C’est une obsession ! Un « décrassage » (terme pas très avenant) ou « lavage en profondeur » (terme un peu plus classe) consiste simplement en un passage en machine à 60°C sans ajout de produit lessiviel. La fréquence de ce type de lavage dépend du taux d’encrassement des fibres textiles par le calcaire de l’eau ou les résidus lessiviels. On peut ne faire qu’un lavage en profondeur tous les 6 mois.

 

Encore du trempage et une machine à prévoir ! Bref, "c'est un peu la corvée", estime Anne Lorans. C’est une question de point de vue.

 

3. Les couches lavables peuvent aussi entraîner des rougeurs et des allergies Tout comme les jetables, effectivement.

 

On entend souvent que les couches lavables sont plus douces pour la peau de bébé que des couches jetables. Certes, elles ne contiennent pas de produits chimiques merci de le reconnaître !,

mais les résidus de lessive dans les fibres du tissu (si de doses trop importantes de lessives sont utilisées) peuvent entraîner des rougeurs et des allergies, d’où l’intérêt du lavage en profondeur évoqué un peu plus haut.

 

 tout comme le fait d'être sur du tissu humide non absorbant. "On voit des érythèmes fessiers graves liés au port de couches lavables" indique le Dr Audrey Lasek-Duriez, dermato-pédiatre et allergologue au Groupe Hospitalier de l'Institut Catholique de Lille. On en voit aussi avec des couches jetables. On voit même des enfants allergiques aux couches jetables, obligés de passer aux lavables. Pour votre information, il existe des textiles hydrophobes, comme le micro-polaire, qui permettent d’avoir un effet « fesses au sec » sans ajout de produits chimiques. L’utilisation des couches lavables en crèches montre que l’on ne recense pas plus de cas d’érythèmes fessiers en lavable.

 

"Le bébé peut aussi être allergique aux fils de nylon qui servent à coudre les couches lavables" ajoute Anne Lorans. Pouvez-vous me citer un seul fabricant qui utilise des fils en nylon pour coudre ses couches ??? Les fils utilisés sont, la plupart du temps, des fils en polyester, comme dans les vêtements.

 

 Bien sûr, ces effets ne sont pas systématiques, mais ils peuvent se présenter : d'ailleurs, des parents en parlent sur les forums ! Tout comme certains parents parlent de leurs enfants qui régurgitent, qui ne font pas leurs nuits, qui pleurent beaucoup, qui ne répondent pas aux standards de la médiatisation… Si les bébés étaient une science exacte, si les recettes qui marchent à tous les coups existaient, ça se saurait. En tout cas, merci pour cette dernière remarque qui fait réellement avancer le débat.

 

4. Les couches lavables sont plus encombrantes pour le bébé !

Les couches lavables sont plus volumineuses que les couches jetables. C'est moins facile pour habiller bébé - il faut des pantalons et bodys en taille supérieure ! –Sur ce premier point, vous avez en partie raison : les couches lavables ne présentant qu’une absorption « mécanique » (fibre textile) et non chimique (polyacrylate de sodium) elles sont plus épaisses que les couches jetables propres. En revanche, elles ne gonflent pas une fois pleines d’urine, donc elles prennent toujours le même volume. Cela étant, les couches volumineuses s’utilisent plutôt pendant les siestes et les nuits, si l’enfant a l’habitude de faire de gros pipis durant ses périodes de sommeil. Pour la journée, il existe des modèles très pratiques et nettement plus fins, qui n’obligent pas à adapter toute la garde-robe de l’enfant.  

 

et celui-ci risque d'être entravé dans ses mouvements avec des vêtements normalement à sa taille. FAUX. L’enfant, marcheur ou non, est moins entravé dans ses mouvements avec une couche lavable et un pantalon à sa taille sur les fesses qu’avec un jean serré ajusté. D’ailleurs, on ne note aucun retard d’apprentissage de la marche chez les enfants porteurs de couches lavables…

 

"On peut se demander si les couches lavables sont bonnes pour le bien-être de l'enfant" souligne Anne Lorans. C’est bien de se poser la question. C’est encore mieux d’aller voir de vrais enfants portant de vraies couches lavables pour trouver de vraies réponses…

 

"D'autant plus qu'on ne peut pas mettre de crème pour le siège avec ce type de couches", ajoute-t-elle. Ah bon, et pourquoi ? Si vous devez utiliser de la crème, vous le pouvez. Le mieux dans ce cas est de mettre un feuillet de protection pour éviter d’encrasser la couche trop rapidement. Cela étant, lorsqu’on utilise des couches lavables, on s’aperçoit rapidement qu’il n’est pas nécessaire d’user et d’abuser de crèmes, car les fesses des bébés ne sont pas sujettes à des assèchements comme cela peut-être le cas en jetables.

 

5. Le bébé doit être changé plus souvent avec des couches lavables !

Changer les couches, on y passe beaucoup de temps, pendant au moins deux ans. Alors, êtes-vous prêts à changer vos enfants plus souvent ? Car un bébé avec une couche lavable doit être changé plus souvent que s'il portait des couches jetables ! Quelle fréquence de change prétendez-vous sous-entendre ? Un enfant, qu’il soit en jetable ou en lavable, doit être changé toutes les 2-3 heures environ, et à chaque fois qu’il a déféqué. Question de bon sens : on ne le laisse pas mariner dans ses excréments. Il est vrai qu’avec la super absorption des couches jetables, une couche par 24 heures serait quasi suffisante… d’un point de vue purement technique. Car pour la peau et la santé des bébés, ce serait vraiment nocif de ne pas « aérer » les fesses plus souvent !

La macération dans le tissu humide risque en effet d'entraîner des érythèmes fessiers. Toujours moins qu’avec une couche jetable changée toutes les 12 ou 24 heures…

"Le temps de change est en outre plus long pour les couches lavables avec plusieurs éléments" ajoute Anne Lorans. En moyenne entre 30 et 120 secondes de plus. Et pourquoi ne pas faire du change un moment privilégié d’échange entre un parent et son enfant ? On change une couche, on ne sort pas une poubelle !

 Ajoutez à cela qu'il y a très souvent des fuites avec les couches lavables. Parce que cela n’arrive jamais en jetables ? Quel parent n’a jamais eu à nettoyer des « cacas atomiques » jusqu’entre les omoplates de son nouveau-né ? Un peu de sérieux, s’il vous plait ! Cessez de diaboliser un produit que vous ne connaissez pas et que vous n’avez sans doute jamais vu de près ni de loin, et encore moins sur les fesses d’un enfant. Des fuites, on peut effectivement en avoir, et comme souvent, à chaque problème sa solution.

"Si tout est fait correctement, cela ne devrait pas être le cas mais c'est difficile de faire tout bien" souligne Anne Lorans. Une fois de plus, cessez de prendre les jeunes parents pour des demeurés incapables de poser une couche convenablement sur les fesses de leur enfant. C’est grossier.

Bref, les couches lavables, c'est plus de travail pour vous ! Magnifique conclusion.

 

 

Mais libre à chacun de choisir les couches de son bébé ! Heureusement que vous le dites, car à lecture de votre article, on avait vraiment l’impression que les parents utilisateurs de couches lavables étaient de sombres abrutis. D’ailleurs, votre parti pris est annoncé dès le titre de votre article. En gros, vous nous dites : on va vous expliquer pour quelles raisons ne pas utiliser des couches lavables, mais si après tout ça, vous êtes encore assez bêtes pour en utiliser, et bien on ne peut rien pour vous. Le tout sur un fond de pub pampers qui s’affiche à l’écran. Cet article est tout sauf un article informatif, il affiche un parti-pris dès le début en faveur des couches jetables et n’apporte aucune information au lecteur. Tout au plus, il découragera certains parents de se renseigner, et confortera dans leurs pensées erronnées tous les détracteurs de la couche lavable. Je ne vais pas vous apprendre ce qu’est le travail de journaliste, mais un minimum de recherches aurait été bienvenu afin de rédiger un article un brin plus éclairant. 
Evidemment, chaque parent fait ce qu'il veut. Les couches lavables, comme les jetables, ont toutes leurs lots d'avantages et d'inconvénients. Vous pourriez choisir les couches lavables pour une question de budget, les jetables pour une question de praticité, les lavables pour une question de place, les jetables parce la peau de votre bébé réagit vite... Bref, la liste des "pour ou contre" est longue. Et si malgré votre fibre écolo (ou non), vous optez tout de même pour des couches jetables, l'important est de ne pas dramatiser. Les fesses au sec, votre bébé s'en portera tout aussi bien ! En résumé, lavables ou jetables, c'est une question de choix et de mode de vie qui ne regarde que vous !

  (1)" An updated lifecycle assessment study for disposable and reusable nappies ", Environment Agency, octobre 2008.

 

  Florence Bédon, présidente de l'APCL Bulle de Coton

 
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